
Vingt années après la chute du mur de Berlin, nous ne sommes pas près de vivre dans un monde “avec plein de fenêtres et presque pas de murs”. Aujourd’hui, l’Europe, l’Allemagne en tête, va faire la fête. La bière coulera à flots et le reste du monde sera saoulé par les discours vantant sans modération les vertus de la liberté, de la démocratie…
Allemands et Européens seront heureux de montrer que casser de la brique ça peut avoir du bon surtout lorsque c’est fait sur le dos du défunt “bloc de l’Est”. Mais uniquement sur le dos du défunt “bloc de l’Est”.
Car la chute d’un autre mur, celui qui emmure, qui asphyxie, qui affame… les Palestiniens, n’est pas dans le calendrier des réjouissances. Bien au contraire. Le 5 novembre, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution exhortant les Israéliens à enquêter sur les crimes de guerre commis durant l’offensive menée contre Gaza. L’Allemagne a voté “contre”. Il arrive aussi à la mémoire de faire le mur.
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